Si l’objectif est de se positionner sur de la location courte durée type Airbnb, il faut d’emblée écarter les appartements. La majorité des copropriétés votent des restrictions locatives, ce qui rend ces biens inexploitables en courte durée.
On peut donc se concentrer sur trois types de propriétés : les townhouses, les maisons individuelles et les fourplex (multi-family). Ce sont les options qui permettent de conserver la possibilité d’exploiter un bien en Airbnb, à condition — point essentiel — que la ville où se situe le bien autorise ce type de location.
C’est précisément ce qui pose problème à Miami Beach. Même en achetant une maison en pleine propriété, il est impossible d’y faire du Airbnb. Une ordonnance adoptée en 2013 interdit toute location de courte durée. La ville définit le “court terme” comme toute location inférieure à 6 mois et un jour. Cette règle s’applique aussi bien aux condos qu’aux maisons situées dans les zones résidentielles.
Dans les faits, toute la zone résidentielle est exclue. Pour pouvoir faire du Airbnb légalement, deux conditions doivent impérativement être réunies :
Le bâtiment doit être situé hors zone résidentielle, afin d’échapper à l’ordonnance municipale,
La copropriété ne doit pas avoir voté de restrictions internes concernant la location courte durée.
Ces deux critères réduisent considérablement le nombre de biens éligibles. Et comme tout ce qui est rare est plus cher, ces propriétés prennent naturellement de la valeur.
Elles sont en effet considérées comme propriétés de revenus, ce qui renforce encore leur attractivité et leur prix.





