LA PRESSE U.S. & ETRANGERE

 


 

Le Figaro Magazine - Edition 24 Février 2017

Miami est prisée des Sud-Américains et des Européens qui investissent dans la pierre

Et les Asiatiques prennent maintenant pied dans le nouveau quartier de Brickell.

Si vous pensez que Miami est uniquement une ville de retraités, où les Américains des Etats du Nord fuient le froid pour venir réchauffer leurs vieux os (les «snowbirds»), allez faire un tour dans la capitale de la Floride. Le climat n’a pas changé, mais les retraités sont loin d’être les seuls à en profiter. Certains gestionnaires de hedge funds quittent aussi New York et s’installent en Floride, attirés par une fiscalité douce comme certains professionnels du cinéma. South Beach, le quartier Art déco de la ville, est toujours là avec ses couleurs pastel et son ambiance à part, un passage obligé pour les touristes.

Sur Venetian Islands, une île à deux pas du quartier qui a fait la réputation de Miami, Gary Lazarus, agent immobilier chez Fortune, fait visiter une maison de rêve. De celles que l’on peut retrouver dans les émissions de reality show des chaînes françaises qui emmènent des bandes de jeunes gens bruyants tutoyer la version la plus bling-bling du rêve américain. Et qui peut se louer 300.000 dollars pour un mois. Avec ses lignes épurées, sa piscine sur le toit (une rareté à Miami Beach), son ponton sur la baie et sa vue sur la skyline de Miami, elle est mise en vente plus de 14 millions de dollars. Mais Miami a bien d’autres facettes.

La ville de demain

Un nouveau quartier, Brickell, est ainsi en pleine mue. Facilement accessible depuis l’aéroport et desservi par le Metromover, une des rares lignes de transport ferroviaire de la ville, il ressemble plus à Manhattan qu’à So Beach. En plein cœur de l’ancien financial district (quartier financier) de la ville, qui s’anime désormais à la nuit tombée, Swire Properties, filiale du groupe de Hongkong Swire Pacific Holdings, vient d’ouvrir un nouveau centre commercial de 50 000 m², le Brickell City Centre, avec des enseignes de luxe et des restaurants. Et, en prime, une technologie innovante pour rafraîchir les clients du centre commercial grâce à un «ruban» de 15.000 km² qui surplombe les lieux et qui a coûté à lui seul la bagatelle de 30 millions de dollars. «Ce ruban d’acier, de tissu et de verre protège les visiteurs, capte les vents marins pour réguler l’air et la température et récupère l’eau de pluie ; il permet aux visiteurs de circuler à l’air libre avec une lumière naturelle», précise Swire. Le budget total de ce développement immobilier, qui doit créer 3 700 emplois directs et 2 500 indirects, dépasse le milliard de dollars. C’est le premier aux Etats-Unis à cette échelle pour le groupe qui en a mené de similaires en Asie.

Ce programme mixte de près de 4 hectares en pleine ville comprend aussi l’hôtel design East, deux tours de bureaux et deux tours résidentielles de 43 étages dessinées par Arquitectonica (la première est vendue en quasi-totalité) avec des services à l’américaine (salle de jeu pour jeunes enfants, bibliothèque, spa). Pour habiter là, il faut compter au moins 2,1 millions de dollars pour un penthouse de 268 m² et 755 000 dollars pour un logement d’une centaine de mètres carrés «Cela reste bien moins cher qu’à New York», explique Edgardo Defortuna, le président du développeur Fortune International Group qui commercialise le programme et dont Savills est le partenaire pour les acheteurs européens.

Les investisseurs qui misent sur Brickell parient sur le développement du quartier d’affaires de la ville et la location en résidence principale et non à des touristes. «Beaucoup d’entreprises sud-américaines ont leur siège à Miami» note le président de Barnes. A une encablure de Cuba, Miami est la porte d’entrée des Sud-Américains aux Etats-Unis. L’élargissement du canal du Panama devrait avoir un impact positif sur l’activité portuaire. De nombreux promoteurs sud-américains construisent la ville de demain. Beaucoup d’investisseurs viennent aussi de cette partie du monde. «Ils achètent ici parce qu’ils se sentent en sécurité alors que, chez eux, ils ont peur d’être enlevés», explique un agent immobilier. Et, comme partout, l’immobilier de luxe reste une valeur refuge qui permet d’investir dans une autre devise et un actif réel. «Cela reste un choix émotionnel: vous ne pouvez pas vivre dans votre portefeuille d’actions» remarque aussi Frederick Peters, le président du réseau immobilier new-yorkais Warburg, nouveau partenaire de Barnes.

Un marché actif

Les prix ont toutefois beaucoup monté à Miami ces dernières années. Est-on en haut de cycle? Une question à se poser, d’autant que l’immobilier est bien plus cyclique aux Etats-Unis qu’en France. Aux pires heures de la dernière crise immobilière, les prix avaient chuté de 50% à Miami avant de rebondir encore plus haut. Aujourd’hui, à New York comme à Miami, l’offre de nouvelles constructions, souvent luxueuses, est importante. «C’est un marché d’acheteurs», reconnaît Thibault de Saint-Vincent. Les acheteurs négocient les prix et jouent la montre si les vendeurs ne sont pas conciliants. Certains promoteurs ont déjà revu à la baisse quelques prix. Ainsi, les résidences de W South Beach, qui profitent des services de l’hôtel, ont vu leurs prix passer de 2,15 à 1,99 million de dollars. «Le marché reste très actif, il faut un à trois ans pour vendre un immeuble, ce qui est normal», explique-t-on chez Fortune. Même sentiment chez Sotheby’s International Realty, qui a par exemple vendu une maison de 220 m² avec quatre chambres à Miami Shores 715 000 dollars louée en dix jours 4 750 dollars par mois.

Alors que Donald Trump a boosté la Bourse, qu’en sera-t-il pour l’immobilier? «Les Américains attendent de voir ce que le Président va faire et va changer avant de prendre des décisions immobilières. La clientèle française est toujours là et les Russes reviennent». Si Donald Trump mène à bien son programme de baisses d’impôts, cela devrait jouer en faveur de l’immobilier, même si le dollar fort peut peser sur la demande étrangère et si la hausse des taux d’intérêt peut être un frein.

L’effervescence immobilière ne se limite pas à Miami stricto sensu et certains investisseurs préfèrent s’éloigner de quelques dizaines de kilomètres pour trouver des prix plus abordables et une ambiance familiale. Au nord, Sunny Isles, autrefois prisé surtout par les Russes, est en train de s’internationaliser. Et les projets de tours face à l’Océan se font concurrence. Celle du Ritz-Carlton (52 étages) offre aux acheteurs l’assurance de pouvoir bénéficier du service hôtelier de la chaîne et notamment d’un lounge, d’un club, et d’un restaurant au 33e étage. Deux penthouses ont été vendus 16 et 21 millions de dollars. Livraison prévue en 2018. A deux pas de la Porsche Tower, où il est possible de faire grimper sa chère automobile jusqu’à un garage à l’étage de son appartement, fût-ce au 20e, les promoteurs se font concurrence dans un marché qui ralentit. Avec, pour convaincre les acheteurs, des bureaux de vente qui laisseraient pantois les Européens: commerciales de choc, films glamour et maquettes animées à l’appui. Vue plongeante sur l’Atlantique, lignes géométriques et ouvertures XXL sur l’extérieur, toute en transparence, la tour Jade Signature (bibliothèque commune sur notre photo) est un modèle du genre.

Devenue le terrain de jeu de nombreux promoteurs, Miami est une ville en pleine transformation. Pour les investisseurs, elle n’est plus uniquement une destination d’immobilier de vacances, mais aussi une ville de placement plus classique. Il faut tout de même se faire bien accompagner si on souhaite investir outre-Atlantique: par un opérateur qui maîtrise les données fiscales et qui ait une expérience suffisante du marché local.

 

Le Figaro Magazine - Edition 24 Février 2017

 

 



Le Figaro Economie - Edition 27 Décembre 2013

Miami dopée par une frénésie de construction

Capitaux asiatiques et clients fortunés sud-américains se bousculent dans l'ambitieuse métropole de Floride.

Ce n'est encore qu'un croquis futuriste, une vue d'artiste: une skyline digne de New York ou Shanghaï, une forêt de gratte-ciel scintillants, encore en pointillé. Ce projet dont tout le monde parle en Floride s'appelle «Miami 2020». Il concentre plus de 10 milliards de dollars d'investissements, 171 chantiers majeurs, bâtisses de verre et d'acier aux lignes épurées. Il devrait métamorphoser le front de mer de Miami, jusqu'ici réputé pour sa dolce vita sous les palmiers et son ambiance nocturne, pour en faire une des villes les plus modernes et les plus attractives de la planète.

Ce boom immobilier est porté par les investissements étrangers, venus principalement d'Asie. L'afflux vertigineux de capitaux rassure considérablement les promoteurs, beaucoup moins dépendants en retour d'emprunts massifs, tout comme l'implication des plus célèbres architectes de la planète, comme Zaha Hadid, Rem Koolhaas, Herzog et de Meuron ou Bjarke Ingels, soucieux de laisser leur empreinte dans cette nouvelle Mecque de l'innovation, nommée «cité du futur» en 2011 par le magazine FDI (Foreign Direct Investment).

Les investisseurs étrangers, partie prenante à 75% des plus grands chantiers, ne se contentent plus d'encaisser leurs dividendes, comme c'était le cas auparavant. Attirés par les perspectives du marché immobilier, Chinois, Malaisiens, Indiens semblent là pour rester et tout disposés désormais à dépenser des fortunes pour ériger des tours combinant condos luxueux, bureaux, hôtels et commerces. À l'instar du Brickell City Center, construit par Bouygues pour le compte de Swire Properties (Hong Kong) et estimé à 1,05 milliard de dollars.

Les acheteurs, eux aussi, ont achevé leur mue: à Miami, où la crise des «subprimes» survenue en 2007 et les faillites en cascade ont conduit à l'assèchement des prêts bancaires, on paie «cash» des acomptes de 50%, voire 60%. Ce qui ne pose guère de problèmes à la clientèle, composée à 90% de Sud-Américains: Vénézuéliens, Brésiliens, Argentins et Mexicains fortunés, attirés eux aussi par un environnement moins volatil que Caracas ou Buenos Aires.

La profusion de l'offre, en outre, fait de la trépidante Miami une cité encore étonnamment abordable, mais peut-être plus pour longtemps.
«Le prix au mètre carré reste meilleur marché qu'à Sao Paulo, Mexico City, Rio ou Bogota, et largement plus bas qu'à New York ou Los Angeles, ajoute Alexis Boudrand, du groupe Jones Lang Lasalle (JLL). Et pour les Européens, le taux de change du dollar rend l'offre toujours intéressante.»


La plupart de ces «immigrants investisseurs» sont chinois

Les appartements de luxe dans les gratte-ciels en construction ou en préconstruction se vendent comme des petits pains. Sur 118 tours résidentielles mises en chantier, dont 41 pour downtown (le centre-ville), seules 35 sont déjà sorties de terre, selon la firme Condo Vultures LLC. Dans la flamboyante Porsche Design Tower, livrable en 2015, 90% des 132 lots seraient déjà partis, écoulés entre 4 et 50 millions de dollars. La Crimson Tower, en bord de mer à Edgewater, cible en priorité les clients détenteurs d'un visa EB5, qui permet la délivrance d'une carte verte (résidence permanente) en échange d'un investissement de 550.000 dollars minimum. Hormis quelques Français, la plupart de ces «immigrants investisseurs» sont chinois, relève le promoteur Fernando Levy Hara, de la firme McKafka.

«Le boom de l'immobilier, c'est le secret de la réussite de Miami», dont le relatif «manque de visibilité» ne devrait plus durer bien longtemps, prédit Séverine Gianèse-Pittman, avocate d'affaires. Ceci grâce à une fiscalité très favorable aux entrepreneurs, un positionnement stratégique idéal entre Amérique du Nord et du Sud, et une offre culturelle remarquable, avec notamment le très attendu Perez Art Museum, qui a ouvert ses portes le 4 décembre. La culture est un secteur économique de poids à Miami, qui dégage 1 milliard de dollars de chiffre d'affaires par an.


Le luxe mais aussi l'aéronautique prospèrent

Le champ des possibilités pour ces migrants enthousiastes s'ouvre bien au-delà du tourisme. Son corollaire, le secteur du luxe, aura bientôt son quartier exclusif, Design District, où LVMH fait figure de locomotive et draine les autres grands noms jusqu'ici établis à Bal Harbour.

Moins connu, l'aéronautique génère en Floride 1,2 milliard de chiffre d'affaires annuel, grâce à la présence de Boeing, Airbus, Latécoère, Lockheed Martin ainsi que des PME spécialisées dans les drones. La finance, le biomédical, les start-up et les activités portuaires prospèrent également.

Le seul risque, dans le contexte actuel, touche à un ralentissement éventuel de la demande, qui pourrait stopper la frénésie de construction. «Rien ne laisse présager un tel scénario dans un avenir proche, corrige Alexis Boudrand, de JLL. L'engouement pour Miami, perçue comme une ville de tout premier ordre, ne cesse de s'amplifier.»


Le Terminal de Croisière se mue en Port de Commerce

L'exploit est de taille, et il est français. En mai 2014 sera inauguré le tunnel du port de Miami qui permettra à terme le déchargement de marchandises des cargos venus du large et le contournement du centre-ville de Miami, étouffé par un trafic routier croissant.
A l'origine de cette performance technique, Bouygues, doté d'un contrat de 663 millions de dollars (480 000 millions d'euros), a foré 1,1 kilomètre sur un terrain compliqué qui a nécessité l'injection d'un mortier pour stabiliser une couche corallienne poreuse et instable. La prouesse, note un décideur français "devrait positionner Bouygues favorablement" sur le site de Miami, où les opportunités se multiplient avec l'afflux de capitaux étrangers (voir ci-dessus).

Miami n'a pas le choix. Déjà prise d'assaut par les navires de croisière, dont les passagers ont fait d'elle une escale touristique privilégiée, la ville sait que la taille encore très modeste de ses installations portuaires, pourtant idéalement situées en eau profonde, ne pourront bientôt plus suivre le rythme frénétique de son développement urbain et commercial. Deux milliards de dollars sont d'ores et déjà consacrés aux travaux de modernisation, entre acquisition de grues géantes venues de Chine et approfondissement du chenal d'accès.


L'enjeu de Panama

En outre, Miami anticipe l'élargissement du canal de Panama, vieillot et sous-dimensionné, qui devrait jeter dans ses bras les super-conteneurs venus de Chine, à compter de 2015. Un conteneurs importé de Chine sur cinq entre aux États-Unis par la côte Est, donc via le canal de Panama. Flairant l'occasion de s'imposer comme porte d'entrée vers l'Amérique latine et la côte Est, Miami est sur les rangs pour s'imposer comme LE port de déchargement des marchandises asiatiques sur ce même littoral.

Mais la concurrence s'annonce redoutable: Charleston (Caroline du Sud), Savannah (Géorgie), et le New Jersey ont consenti des investissements massifs pour emporter la mise. La côte Ouest, non plus, avec San Francisco et Long Beach (Sud de Los Angeles), ne lâchera pas facilement son avantage géographique, sur la façade Pacifique. Avec son positionnement stratégique idéal et sa vitalité actuelle, Miami dispose cependant d'excellents atouts pour se rêver un véritable avenir portuaire.


Une Silicon Valley éclot sous les palmiers de Floride

Ce n'est pas encore San Francisco, ni même New York, Boston ni Austin. Mais la scène "tech" de Miami pointe timidement le bout de son nez, mue par de jeunes entrepreneurs créatifs et inspirés par l'énergie contagieuse environnante. Dans le quartier "arty" de Wynwood, aux murs recouverts d'œuvres éphémères et bariolés, une ébauche de Silicon Valley émerge parmi les ateliers d'artistes en plein air. "Il est temps de réaliser que Miami, ce ne sont pas que des hôtels ou des palmiers, sourit Michael McChord, de la start-up Learner National, il y a une vraie communauté business ici, qui travaille dur."

Jusqu'ici, Miami laissait filer ses talents, recrutés dans la Silicon Valley, sur la côte Ouest, ou le Flatiron District, à Manhattan. "Ils doivent pouvoir rester ici et y trouver le même accès au même genre de communauté qu'à San Francisco ou New York", souligne Daniel Lafuente, un des fondateurs du Lab, "un coworking space", un espace de travail partagé, en pleine expansion. Sur près de 1 000 mètres carrés, cette pépinière sise sur la 26ie rue accueille 54 start-up. Elle est la première du genre à Miami et s'inspire de General Assembly, dans le Flatiron District à New York.

Pour Lafuente, "il manquait ici un écosystème entrepreneurial qui permette aux gens d'interagir", "techies" (ingénieurs, programmeurs), designers et universitaires. Le Lab, fondé en 2011, regroupé sous forme de "campus virtuel" jeunes inventeurs, business angels et "VC" (prononcer vici, pour venture capitalists), ces mécènes investisseurs aux reins solides. A commencer par la Knight Fondation, du nom des frères fondateurs de l'empire médiatique dont le fleuron est le Miami Herald, qui a mis 650 000 dollars sur la table dès les débuts du Lab. Cette année, la Fondation à investi 4 millions de dollars au total à l'échelle de la ville, qu'il s'agisse de promouvoir une application mobile pour relier les agriculteurs Sud-Américains aux services bancaires ou encore un programme de retranscription de vidéo en document écrit.


En attendant Google

Pour éviter la fuite de ses jeunes cerveaux, la ville de Miami et le comté de Dade ont annoncé en 2012, 1,5 million de dollars de subventions aux nouveaux entrepreneurs dans le cadre de formations mise en place par l'université locale. Une conférence "tech" majeure, prévue pour mai 2014, devrait attirer l'attention sur la Silicon Valley de Floride. "Nous sommes juste au point où l'écosystème s'apprête à décoller, assure Brian Breslin, qui organise depuis 2006 les rencontres tech "Refrech Miami".

Manque juste à la scène floridienne une success story de l'envergure de Google pour San Francisco ou Tumblr pour New York. "Il nous faut une concentration d'investisseurs inspirés, pourquoi pas Sud-Américains", qui mettent suffisamment d'argent sur la table pour atteindre une masse critique, assure Matt Haggman, de Knight. "Et là, vous verrez de quoi nos start-up sont capables."

 

Le Figaro Economie - Edition 27 Décembre 2013

 

 

 


Miami Herald News - Edition 12 mai 2013 | Par Martha Brannigan

Une explosion de l'immobilier à Edgewater, à côté du quartier branché de Miami

En conduisant dans les rues de Edgewater tout récemment, Martin Melo taquinait l'accélérateur de sa Porsche Panamera pour montrer de grandes étendues de terres que son entreprise familiale a rassemblé pour le développement de grandes tours résidentielles dans l'un des nouveaux quartiers branchés de Miami.

"Cette zone grande de quatre pates de maison est la nôtre", déclarait son frère Carlos. Melo Group a sept projets d'immeubles résidentiels et de logements voués à la location alignés dans la zone. "Nous avons acheté ces lots un par un. C'est du travail."

Le buzz de l'activité de Melo Group - dirigé par leur père José Luis Melo, qui a quitté Buenos Aires en 2001 - intervient alors que la transformation du funky Edgewater district de Miami est passé à la vitesse supérieure.

Les promoteurs s'arrachent les parcelles et y verrouillent des projets de grandes tours résidentielles dans le quartier de Bayfront. Les prix des terrains flambent.

La relance de la construction est enfin prête à reprendre dans ce quartier de la ville qui a beaucoup souffert lors du crash immobilier. Elle s'étend officieusement au Nord-Est de la 17ieme rue au nord de Julia Tuttle Causeway à la 36ème rue et de la baie de Biscayne à l'ouest de la voie ferrée. (Certains établissent la ligne Ouest à Biscayne Boulevard.)

"Edgewater est devenu l'un des endroits les plus branchés et plus chics à vivre, grâce à sa proximité avec le Design District et Midtown. C'est un endroit où les gens veulent être", dit Jaret Turkell, directeur de HFF, qui a récemment négocié la vente de 4,5 acres de terrain face à la baie au groupe lie à Jorge Pérez Related Group et un partenaire.

Basé à Miami, Related a payé de $29 millions pour ce site privilégié au Nord-Est de la 31ieme rue, un terrain qui avait été vendu en 2012 a $11,5 millions. Son Projet est d'ériger une tour d'immeuble résidentielle, où des plans de construction ont été sabordés lors du dernier boom.

Par ailleurs, Related a innové il y a quelques semaines sur Icone Bay, une autre tour résidentielle de luxe au 428 NE 28th St. Related a lancé la vente sur plan ces appartements en Septembre dernier et "l'inventaire est déjà quasiment vendu", a déclaré Carlos Rosso, président du développement des appartements à Related.

Le grand élu de Edgewater, c'est bien sûr le Bayfront.

Les promoteurs continuent à profiter de la forte demande des étrangers prêts à avancer jusqu'à 50% et plus du prix d'achat pour un appartement acheté sur plan près de l'eau en Floride du Sud.
A Brickell et le centre-ville, où la résurgence de la construction d'appartements a commencé après le crash, les immeubles sont presque terminés. Seulement Edgewater possède des terrains pour des projets qui peuvent donner une vue spectaculaire sur la baie de Biscayne à des prix inférieurs.

"Nous cherchons deux autres affaires en plus dans le secteur. Nous avons des sites sous contrat. Les vues sur l'eau sont vraiment quelque chose en forte demande. C'est ce que tout le monde veut et s'attend à Miami", disait Rosso.

La disposition de Edgewater est idéale pour les grands immeubles résidentiels, dit Rosso. Situé parallèlement à la baie, se trouve la principale artère le Boulevard de Biscayne avec ses boutiques et restaurants. "C'est une région attractive," dit-il. "Un très bon os a ronger aussi".

D'autres promoteurs ont notés; "Il y a probablement une douzaine de groupes qui ont de multiples parcelles qu'ils ont assemblés et aussi beaucoup de propriétaires uniques", a déclaré Ryan Shaw, un associé principal Marcus & Millichap, qui a une affaire sur la 28ieme rue et Biscayne Boulevard. "La mayonnaise commence vraiment à prendre".

Un attrait clé pour les promoteurs: un zonage permissif d'immeubles de grande hauteur. Et une zone tout à coté du très couru Wynwood et Design District en constante progression, grâce notamment à DACRA's Venture qui a amener des icônes du luxe comme Louis Vuitton et Hermès.

En Mars, GTIS Partners, une firme d'actifs immobiliers privés basée à New York, et le Eastview Development de West Palm Beach ont acquis un site face à la baie de 2,65 ha, entre la 29ieme et la 30ieme rue avec des plans pour un immeuble de 42 étages et ses 394 appartements.

"Nous aimons les endroits spéciaux" déclarait Rob Vahradian, directeur général principal de GTIS, vantant les "vues fantastiques" le long des 335 pieds sur la baie.

Vahradian voit Edgewater comme "un marché qui se transforme, et non qui se découvre." Il pointe du doigt les prix solides, la tour Paramount Bay déjà construite et la vente sur plan de l'Icône Bay, projet de Related.

Le long de la baie, Margaret Pace Park qui était l'endroit des drogués et des sans-abri, est aujourd'hui un Buzz avec ses jeunes résidents où on promène son chien, fait du vélo, et joue au volley. Un nouveau supermarché Publix avec son garage au deuxième étage a ouvert au 1776 Biscayne Blvd l'année dernière. Des restaurants et magasins se sont implantés dans les environs. Un bus gratuit traverse le secteur.

"Ca c'est définitivement assainit. Il ya nettement moins de criminalité, moins de sans-abri. Et plus de commodités", disait Richard Strell, qui vit à Edgewater depuis 12 ans. Pourtant, Strell, comme d'autres habitants, pense que le projet majeur envisagé - c'est a dire une promenade le long de la baie de Biscayne - semble rester un rêve insaisissable.

"C'est passé d'un endroit où vous n'auriez pas voulu aller marcher la nuit, à quelque chose d'assez sure" disait Norman Wartman, président de la copropriété Onyx on the Bay. "Et ca va de mieux en mieux."

L'automne dernier, la Fondation nationale YoungArts a acquis la Tour Bacardi au 2100 Biscayne Blvd pour devenir la nouvelle maison pour la promotion de jeunes artistes, ajoutant un cachet supplémentaire au quartier.

De plus en plus de copropriétaires vivent dans leurs appartements au lieu de les mettre en location, selon Craig A. Werley, président de Real Estate Advisors base a Coral Gables. "Deux tendances particulièrement notable ont été notés au cours des 12 derniers mois; le pourcentage des locataires a diminué de 60 à 50% des habitants dans le secteur, et le nombre de résidents propriétaires a augmenté de 24 à 40%", disait Werley.

Dans le secteur de Edgewater-Est, à l'est de Biscayne Boulevard, le prix de vente moyen des copropriétés construites depuis 2003 a grimpé à $454,317 au premier trimestre 2013, alors qu'elles se négociaient à $236,649 en 2009 au pire de la récession, selon Focus Real Estate Advisors.

Le promoteur Carlos Melo disait que Edgewater, où Melo Group a son siège, a été marquée lorsque son père a commencé à nouveau son métier de promoteur en pionnier en 2001. "Ce secteur était un désastre. Les gens dormaient dans les rues. Il y avait de la prostitution et du trafic de drogue".

Melo déclare que son entreprise familiale, qui agit également comme entrepreneur général sur ses projets, a suffisamment de terres pour 2800 appartements dans la zone.

En quelques semaines, Melo s'attend à couronner Skyview, un immeuble résidentiel de 32 étages, 258 appartements voués exclusivement à la location au 425 NE 22nd St. Cette nouvelle tour d'appartements écrase littéralement à ses pieds un ancien immeuble de deux étages, ce qui souligne la sensation de transition du quartier.

En Septembre, Melo prévoit de sortir de terre le Bayhouse, une tour de 36 étages avec ses 164 appartements au 600 NE 27th St., un site de un acre acheté l'an dernier pour $5,5 millions - bien en-dessus des offres antérieures. Le prix des appartements irons de $500,000 à environ $1,5 million.

Pour bon nombre de parcelles, la vague actuelle de développement à Edgewater marque un nouveau bail sur la vie.

AXA Developers et Strategic Properties Group a récemment payé environ $20 millions pour un site de deux acres au 545 NE 32nd St., autrefois destiné à un projet appelé ICE, avec des plans pour construire une copropriété.

Mckafka Development Group basé à Aventura et fondée par les directeurs Stephan Gietl et Fernando Levy Hara, a acheté "a note" à une banque il ya deux ans pour environ $2,1 millions et saisis un site au 623 NE 27th St.

"En ce moment, les choses n'ont pas l'air si optimiste", disait Levy Hara, qui a déjà développé de l'immobilier à Buenos Aires et Miami. Levy Hara et Gietl, un Autrichien, se préparent à déposer bientôt des documents pour une copropriété auprès des régulateurs de l'État et travaillent sur des plans de construction d'un bâtiment de 90 logements appelé The Crimson, près de l'Icône Bay. Les prix devraient être en moyenne d'environ de $435 le pied carré, alignant le prix des appartements de $330,000 à $1 millions.

"Nous avons pris un peu de risque en achetant ces terrains", disait Levy Hara. "Mais les terrains sur front de baie à Miami est en train de devenir très rare. Nous savons que ceux-ci deviendront tôt ou tard inestimables."


Miami Herald News - Edition 12 mai 2013 | Par Martha Brannigan

 

 


 
 
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